Pourquoi les régimes ne marchent pas ? PARTIE 1

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À l’approche de l’été, j’entends déjà dans la rue, au travail ou encore dans les transports « L’épreuve du maillot de bain arrive… Il va falloir se serrer la ceinture! Salade le midi et soupe le soir ! J’ai …kg à perdre avant mes vacances en juillet ».

C’est le genre de phrase que j’ai eu l’habitude de penser très fort durant de nombreuses années, aux alentours de mai-juin, quand il commençait à faire chaud et que j’étais de nouveau confrontée à une forme physique qui ne me plaisait pas.

J’ai passé tout autant d’étés à m’affamer. Je perdais 15-20kg en 2 mois, j’étais plutôt contente de moi en septembre et puis je reprenais tout (voire plus) dans les mois qui suivaient.

Je n’oublierai jamais ces joggings matinaux que j’imposais à 5h du matin, sans rien dans le ventre, avant de me replonger dans mon lit jusqu’au soir, où j’allais faire du vélo. Je refusais de partir en vacances avec mes parents et j’étais complètement obsédée par mon apparence. J’avais l’estomac tellement vide que des remontées acides me brûlaient vivement et régulièrement l’œsophage et la gorge.

J’ai le souvenir d’une sortie à la plage avec ma maman, la seule de l’été, durant laquelle le malaise me guettait de très près…

En plus de me ruiner la santé mentale, j’arrivais physiquement épuisée à la rentrée, ce qui m’a demandé des efforts très intenses pour maintenir un bon niveau scolaire, particulièrement au lycée.

Si je vous dis tout ça, c’est parce que moi aussi je refusais d’entendre ce qu’on me disait à cette époque. On me disait que tous les régimes que j’essayais ne marcheraient pas et que je n’arriverai à rien. Ce qui n’était pas complètement faux !

C’est douloureux de revenir sur mon adolescence parce que j’y ai vécu les plus gros drames de ma vie, mais aujourd’hui je peux dire que je me connais bien. Et que je connais bien le fonctionnement du corps humain, après avoir fait la guerre au mien pendant presque 10 ans.

Tous les régimes que j’ai pu tester n’ont jamais été productifs et leurs résultats n’ont jamais duré. Pourtant, vous connaissez ma volonté de fer.

→Mais alors d’où vient le problème ? Pourquoi les régimes ne marchent-ils pas ? 

J’entends par ‘régimeun déficit calorique important (et un apport déséquilibré en macro-nutriments).

〉Il est indispensable de garder à l’esprit que nos cellules possèdent un mécanisme d’adaptation qui s’est forgé pendant des millions d’années.

〉Le corps conserve la mémoire des famines que l’humanité a connues au fil de son évolution et auxquelles il a dû s’adapter pour survivre.

〉La graisse chez l’être vivant est en réalité un composant énergétique INDISPENSABLE à sa survie (dans une quantité plus ou moins limitée, évidemment).

〉Quand vous mettez votre corps au régime pour perdre du gras, vous lui donnez moins que ce dont il a besoin pour assurer toutes ses activités. C’est le principe du régime.

Le minimum qu’il exige, c’est ce qu’on appelle le métabolisme de base (Basal Metabolic Rate).

Le métabolisme de base correspond aux besoins énergétiques « incompressibles » de l’organisme, c’est-à-dire la dépense d’énergie minimum quotidienne lui permettant de survivre au repos et d’assurer ses fonctions vitales.

Le métabolisme basal varie d’un individu à l’autre, en fonction de sa taille, son poids, son âge, son sexe, sa masse musculaire, son squelette et sa masse grasse, principalement. 

En temps normal, on multiplie ce BMR par un certain nombre lié à nos dépenses en plus dans la journée (vous imaginez bien qu’un individu sédentaire et un ouvrier qui s’entraîne après le travail ne dépensent pas le même nombre de calories par jour).

On obtient ainsi la dépense énergétique journalière, qu’on appelle Total Daily Energy Expenditure (TDEE). C’est la quantité de calories que vous devez consommer pour survivre + assurer toutes vos activités, ni plus ni moins.

〉Pour assurer ce seuil vital (BMR) quand il est confronté à une période de privation (régimes, pénuries, guerres…), l’organisme met en place une réponse automatique.

Il s’agit pour lui de s’économiser et de fonctionner a minima pour préserver ses réserves.

C’est l’effet plateau qu’on observe après une quinzaine de jours de régime drastique : on ne perd plus de poids. Pour la simple et bonne raison que l’organisme a abaissé son seuil de dépenses énergétiques = votre métabolisme est ralenti ! Ce qui est complètement logique finalement. L’organisme prend les précautions nécessaires pour SURVIVRE.

〉La fonction génétique de la graisse explique alors l’échec d’un grand nombre de régimes qui provoquent une diminution de la consommation énergétique du métabolisme de base, et une mémorisation des privations, donc un accroissement réflexe du stockage des graisses.

En d’autres termes, faire un régime c’est envoyer un signal de pénurie à son organisme qui va s’adapter à ce que vous lui donnez, faire de ce métabolisme ralenti son nouveau seuil de référence, retenir cette privation et vous faire stocker dès que vous mangerez un peu plus. 

〉Après un régime, le corps sera habitué à fonctionner avec moins. Quand vous reviendrez à une alimentation normale, donc à un apport calorique plus élevé, ce que votre esprit considère simplement comme « revenir à la normale », l’organisme traitera ce changement comme un surplus qu’il faudra nécessairement stocker quelque part.

C’est pourquoi, après tout régime basé sur la privation, une reprise de kilos est quasiment systématique (et fait presque toujours dépasser le poids qu’on avait au départ).

À chaque fois que l’homme oubliera les mécanismes physiologiques d’adaptation de la nature en faisant des régimes draconiens, il ira au devant de grosses désillusions.

Il parait  prétentieux de vouloir à tous prix obtenir de n’importe quel individu (homme/femme) qu’il atteigne les canons de la beauté imposés par notre société de consommation depuis une trentaine d’années. Que représentent ces 30 ans « contre le gras » pour des cellules qui ont mémorisé depuis des millions d’années que le gras représentait leur survie ?… Les personnes maigres sont en fait une exception de la nature !

→Néanmoins, il est POSSIBLE de perdre du gras intelligemment et d’obtenir une forme physique qui vous plaît, sur le long terme. 

La preuve en image avec ma transformation (voir ci-dessus).

Il y a 1 an et demi entre les deux photos et 40 kg d’écart.

J’ai perdu 50kg en une dizaine de mois puis j’ai pris du muscle.

NOUS VERRONS DANS UN PROCHAIN ARTICLE PAR QUELS MOYENS J’AI CONSTRUIT MA CONDITION PHYSIQUE. SACHEZ QU’IL N’Y A AUCUN SECRET ET AUCUNE ASTUCE MIRACLE. Mais ce n’est certainement pas en s’affamant qu’on perd du gras et qu’on construit du muscle. Retenez bien cela. 


 

 

 

 

 

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