POURQUOI LE MODÈLE CALORIQUE N’EST PAS LA SOLUTION ?

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J’en ai parlé il y a quelques jours sur Instagram, et je tenais à approfondir le sujet aujourd’hui sur mon blog.

Ces 6 derniers mois j’ai perdu beaucoup de gras (un peu plus de 4kg mais arrondissons à 4kg), SANS déficit calorique. Donc premièrement, qu’on ne dise plus qu’il est impossible de perdre du gras sans déficit calorique, puisque mon cas prouve le contraire. Deuxièmement, qu’on ne dise plus qu’il est impossible de perdre du gras et de construire de la masse musculaire en même temps, puisque encore une fois, je prouve le contraire. Et troisièmement, qu’on ne dise plus qu’il faut obligatoirement être en ‘surplus calorique’ pour fabriquer du muscle. Mes performances sont bien meilleures qu’il y a 6 mois, j’ai perdu du gras, j’ai gagné du muscle, et pourtant je n’ai jamais volontairement mangé moins ou plus que nécéssaire. 

Comment m’y suis-je pris ? Très simple!

Depuis 6 mois, la qualité de mon alimentation est bien meilleure, et c’est ESSENTIEL. Je dirais même : PRIORITAIRE. Je suis effectivement passée au Paléo, une façon de s’alimenter originelle que j’explique pas à pas dans cet article : « Pourquoi manger Paléo? ». Avant cela, j’avais quand même une hygiène de vie bien au-dessus de la moyenne, mais je consommais du gluten, du lactose et des sucres raffinés pour « me plaire plaisir » une fois par semaine (ce qui était déjà trop). 


POURQUOI LE MODÈLE CALORIQUE EST INSUFFISANT?

Les enfants sont de plus en plus gros et le nombre de diabétiques et d’obèses augmente chaque année. C’est un fait. Pourtant, si les enfants sont plus gros aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’ils mangent plus qu’avant ! Si les enfants sont plus gros, c’est en partie parce que la qualité de notre alimentation s’est très largement dégradée. C’est ce que je voudrais VRAIMENT vous faire comprendre.
De nombreux experts dans le domaine de l’alimentation disent d’ailleurs de notre environnement actuel qu’il est « obésigène ». La vérité, c’est que nous grossissons parce que nous déréglons notre tissu adipeux. Comment le dérèglons-nous ?  

Nous sommes constamment exposés à des substances qui dérèglent complètement nos glandes endocrines (donc notre système hormonal) et notre aptitude à gérer le stockage du gras. Et ce sont des nutriments particuliers de l’alimentation qui en sont la cause. Le sucre en fait partie. 

Pour avoir une santé et une condition physique optimales, il est évident que le modèle calorique est complètement insuffisant et certainement pas prioritaire. Quelques éléments de réflexion :     

〉Votre physique ne le montre peut-être pas, mais l’organisme souffre à l’intérieur si vous le contraignez à des aliments transformés pro-inflammatoires. Soumettez deux individus au profil similaire à un même régime calorique mais qualitativement complètement différent, vous verrez les résultats. Encore faut-il trouver le cobaye qui acceptera de manger des sucres raffinés tous les jours sous prétexte que ça « rentre dans les macros »…

〉Tout n’est pas qu’une question de macronutriments (glucides, protéines, lipides). Loin de là. Manger 2000 calories c’est une chose, mais les résultats seront très différents d’une personne à l’autre en fonction non seulement de la répartition des macros-nutriments, mais également de leur qualité! Elles diffèrent énormément et leurs impacts sur l’organisme aussi. Sans parler des micronutriments qui ont toute leur importance.

 L’index glycémique d’une frite et d’un haricot sont complètement différents, par exemple. Or, on le sait, un pic de glycémie entraîne une sécrétion d’insuline (une hormone!). 

Il en est de même pour une banane et un cookie: 

Banane-VS-Cookie
Figure 1 : Banane VS Cookie, des calories bien différentes !

〉De plus, comme je l’ai déjà rappelé, personne ne sait exactement combien de calories son organisme a besoin ET personne ne brûle jamais le même nombre de calories chaque jour. 

Dans son ouvrage « FAT : Pourquoi on grossit »Gary Taubes, journaliste scientifique américain, écrit :  

On nous serine que les graisses font grossir et qu’il faut des féculents à chaque repas. Faux ! Non seulement ces « recommandations » ne nous ont pas fait maigrir, mais elles ont multiplié le nombre des diabétiques et des obèses.
Pourquoi ? Parce qu’elles sont basées sur de la mauvaise science : la théorie selon laquelle on grossit parce qu’on consomme plus de calories qu’on en brûle est une absurdité qui a causé des dommages incalculables.
À l’inverse, la bonne science, soutenue par des décennies de recherches, a été ignorée. Nous grossissons parce que nos cellules graisseuses ont échappé à tout contrôle et qu’elles détournent l’énergie des aliments pour devenir de plus en plus grosses.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « la cause fondamentale de l’obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées« .

Ce modèle implique que si nous absorbons plus de calories que nous n’en consommons, nous prenons donc du poids, alors que si nous en absorbons moins, nous perdons du poids.

Cette affirmation, loin d’être émise par la seule OMS, est devenue aujourd’hui universelle. Et depuis des années, cette croyance selon laquelle les kilos superflus résultent d’un déséquilibre entre l’apport et la dépense de calories a témoigné d’une remarquable résistance à toute preuve du contraire.

Très bien, donc enfilons-nous des burgers et de la pâte à tartiner tous les jours, nous serons en bonne santé du moment que nous respectons les apports caloriques recommandés… C’est ce que dit l’OMS… FOUTAISE ! 

De nos jours, les humains grossissent de plus en plus. Il y a cinquante ans, un Américain sur huit ou neuf aurait été officiellement considéré comme obèse. Aujourd’hui, le rapport est d’un sur trois. En outre, deux sur trois sont considérés comme étant en surpoids, c’est-à-dire que leur poids corporel est supérieur à ce qui est estimé comme sain par les autorités de santé publique.

Aujourd’hui, les enfants sont plus gros, les adolescents aussi, et même les nouveau-nés sortent plus gros qu’avant du ventre de leur mère. Or, tout au long des décennies qu’a déjà duré cette épidémie d’obésité, le modèle de l’équilibre énergétique (apport/dépense de calories) a régné en maître. Par conséquent, les autorités sanitaires supposent que soit nous n’avons pas écouté leurs recommandations, soit nous ne faisons pas ce qu’il faut.

Gary Taubes dit alors : 

Je soutiens quant à moi que la faute revient entièrement à la médecine orthodoxe, tant en ce qui concerne la croyance selon laquelle le surpoids provient d’une consommation excessive de calories que pour les recommandations qui en découlent. J’affirme que le modèle de l’équilibre entre l’apport et la dépense de calories est absurde, que ce n’est pas parce que nous mangeons trop et bougeons trop peu que nous grossissons et que ce n’est pas en faisant consciemment le contraire que nous pouvons résoudre ou éviter le problème. C’est dans ce modèle que réside pour ainsi dire le « péché originel », et nous ne trouverons jamais de solution à nos problèmes de poids personnels, ni encore moins aux problèmes sociétaux que constituent l’obésité, le diabète et les maladies qui s’y rattachent tant que nous n’aurons pas compris cela et changé de voie.

La raison pour laquelle les enfants grandissent est qu’ils sécrètent des hormones qui les font grandir, des hormones de croissance. Et il y a toutes les raisons de croire que la croissance de nos tissus adipeux, qui entraîne, à terme, surpoids et obésité, est également générée et contrôlée par des hormones, notamment l’insuline. D’où l’importance d’un système hormonal bien réglé.

Premièrement : Lorsque notre taux d’insuline est élevé, nous accumulons de la graisse dans nos tissus adipeux ; lorsque ce taux baisse, les tissus adipeux libèrent de la graisse qui est alors brûlée par notre organisme pour produire de l’énergie. Ce phénomène est connu depuis le début des années 1960 et n’a jamais suscité de controverse. Deuxièmement : Notre taux d’insuline est déterminé par les glucides que nous consommons – pas à 100 %, mais en grande partie. Plus nous mangeons de glucides, et plus ces glucides sont sucrés et faciles à digérer, plus nous sécrétons d’insuline – autrement dit plus notre taux d’insuline sanguin est élevé et plus nous retenons de graisse dans nos cellules adipeuses.

George Cahill, ancien professeur à la faculté de médecine de l’université de Harvard, ayant compté dans les années 1950 parmi les pionniers de la recherche sur la régulation de l’accumulation de graisse et ayant coédité en 1965 un ouvrage publié par l’American Physiological Society qui rassemblait les résultats de ces recherches, a récemment décrit le phénomène en ces mots : « Les glucides génèrent de l’insuline qui génère de la graisse ».

〉En d’autres termes, la science elle-même affirme clairement que ce sont les hormones, les enzymes et les facteurs de croissance qui régulent nos tissus adipeux comme ils le font avec l’ensemble des phénomènes du corps humain, et que ce n’est pas parce que nous mangeons trop que nous grossissons mais parce que les glucides que contient notre alimentation nous font grossir.

〉La science nous dit que l’obésité résulte en fin de compte, non d’un déséquilibre calorique mais d’un déséquilibre hormonal, et plus spécifiquement de la stimulation de la sécrétion d’insuline causée par l’absorption d’aliments glucidiques faciles à digérer tels que les glucides raffinés – parmi lesquels la farine et les céréales –, et les sucres – parmi lesquels le saccharose (sucre blanc) et le sirop de glucose-fructose.

Je vous le disais quelques paragraphes avant, pour avoir une santé et une condition physique optimales, il est évident que le modèle calorique est complètement insuffisant et certainement pas prioritaire.  Il s’agit, avant tout, de rétablir un équilibre hormonal. Bingo!

C’est ce à quoi je me suis attachée et qui m’a permis de perdre beaucoup de gras. UNE DIÉTÉTIQUE RÉUSSIE C’EST UNE DIÉTÉTIQUE QUALITATIVE EN PREMIER LIEU, avant d’être comptable si elle doit l’être. Si vous souhaitez perdre du gras, être en meilleure santé et avoir une meilleure condition physique, demandez-vous d’abord si les aliments que vous consommez le permettent, avant même de vouloir réduire ou augmenter les portions. Je vous assure que ça change tout!

C’est votre système hormonal qui vous permettra de perdre du gras, construire de la masse musculaire, bien dormir, être de bonne humeur, bien récupérer, être en bonne santé à l’extérieure ET à l’intérieure. 

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on recommande de consommer une certaine quantités d’acides gras, parce qu’ils sont précurseurs d’hormones majeures. Sur un tableau calorique, aucune différence n’est faite entre les lipides qu’on trouve dans un steak industriel à 15%MG et les lipides présents naturellement dans des amandes Bio… et pourtant!

En conclusion: 

-Beaucoup d’idées reçues circulent au sujet des calories… On clame ouvertement, de façon infondée, qu’il est impossible de perdre du gras sans déficit calorique, de gagner du muscle sans surplus calorique, et qu’il ne faut même pas imaginer pouvoir faire les deux en même temps. Vous le savez dorénavant, c’est faux. 

-Si nous grossissons, donc si nous avons du gras à perdre, ce n’est pas parce que nous mangeons trop, c’est parce que notre système hormonal est complètement déréglé. La solution, ce n’est pas de lui donner « plus » ou « moins », c’est le contenu qui compte, la qualité de votre alimentation! Attachez-vous d’abord à retrouver un équilibre hormonal, et tout sera plus simple. L’obésité résulte non pas d’un déséquilibre calorique mais d’un déséquilibre hormonal.

Le modèle de l’équilibre entre l’apport et la dépense de calories est une approche beaucoup trop réductrice de la diététique et ses limites sont nombreuses : répartition des macronutriments, quantités de micronutriments, qualité première (quels acides aminés? quels acides gras? quels oses/osides? ), qualité secondaire (pesticides? OGM? perturbateurs endocriniens? addiftifs?). 

-Je pense qu’il est extrêmement intéressant de connaître l’impact énergétique de chaque aliment que vous consommez, et compter ses calories de façon plus ou moins approximative y contribue. Mais vous ne vous devez pas vous en contenter. Une alimentation réussie c’est une alimentation réfléchie qui ne doit surtout pas se faire aux dépends de la qualité des aliments que vous absorbez, ce que l’approche purement « calorique » omet, et c’est sûrement son plus gros tort. Tous les macronutriments ne se valent pas. 

-Tout n’est pas bon à prendre dans la vie, c’est la même chose dans l’alimentation. Il y a clairement des produits à éviter.
Cessez d’être dans l’affectif… Vous ne faites qu’entretenir votre addiction!
L’alimentation c’est du plaisir, certes, mais avant tout un moyen de survivre. 

Sevrez-vous progressivement et trouvez l’équilibre gagnant pour vous.

Me concernant, je suis une ligne directrice de calories, qui me permet de savoir que je mange assez de protéines et de lipides au quotidien, mais je sais que je mange moins OU plus certains jours, et c’est complètement normal.
Néanmoins, la qualité de mon alimentation reste inchangée, c’est-à-dire la meilleure dans la limite du possible, et Paléo!


Et voilà un article extrêmement complet à ajouter à vos connaissances. Bien sportivement! 

TASH

(éclairons-nous!)

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